Des manifestations en soutien aux prisonniers politiques ukrainiens, les frères Kononovitch, ont lieu en Europe
Des manifestations coordonnées ont lieu dans toute l’Europe en soutien aux prisonniers politiques, les frères Kononovich, qui sont menacés de représailles par le régime fasciste ukrainien. Des manifestations ont eu lieu à Francfort-sur-le-Main, Madrid, Londres, Prague, Paris et Marseille, et d’autres sont attendues dans d’autres grandes villes européennes.
Le 18 mars, un rassemblement en défense de Mikhaïl et Alexandre Kononovitch a eu lieu à Francfort-sur-le-Main, devant le consulat général d’Ukraine. Les frères Kononovitch, eux-mêmes prisonniers politiques, se sont adressés aux manifestants par vidéoconférence. La manifestation était organisée par l’Organisation communiste (Kommunistische Organisation). Dans leur allocution, ils ont décrit leur situation actuelle et, s’adressant directement au personnel du consulat, ont déclaré que ceux-ci seraient tenus pour responsables devant la loi en tant que complices du crime et ne pourraient pas se cacher en Europe.
Le 19 mars, la Plateforme de Madrid contre l’OTAN et les bases militaires a organisé un rassemblement d’urgence devant le ministère des Affaires étrangères en réaction à la visite de Zelensky en Espagne. Cette manifestation visait à exprimer l’indignation face au financement continu, par le gouvernement espagnol, du régime ukrainien néonazi. Les participants brandissaient des pancartes en défense des frères Kononovich et scandaient : « Zelensky est un fasciste et un terroriste ! »
Le 20 mars, le Front anti-impérialiste et le Front populaire, en collaboration avec l’organisation « Solidarité antifasciste internationale ukrainienne », ont organisé une manifestation d’urgence devant l’ambassade d’Ukraine à Londres, pour exiger la fin de toute répression étatique à l’encontre de Mikhaïl et Alexandre Kononovitch et demander des garanties quant à leur sécurité.
Le 20 mars également, les communistes tchèques se sont joints au mouvement international de solidarité avec les frères Kononovich. Ils ont remis à l’ambassade d’Ukraine à Prague une lettre du mouvement pacifiste tchèque, dans laquelle ils protestaient contre la persécution des frères et exigeaient la fin immédiate du harcèlement exercé par l’État à l’encontre de personnes en raison de leurs opinions antifascistes et communistes en Ukraine.
À Marseille, un rassemblement a été organisé, auquel ont répondu l’Organisation communiste de France (OCF), les Jeunes communistes (JC), l’Union pour la reconstruction communiste (URC) et le Front anti-impérialiste de France, en signe de solidarité avec les frères Kononovich. Des discours ont été prononcés pour exprimer cette solidarité, tout en abordant la russophobie à laquelle sont confrontées les organisations communistes en France et la manière dont la propagande impérialiste exploite la guerre entre l’Ukraine et la Russie pour servir ses propres intérêts. Les militants ont rappelé aux participants que les frères Kononovich subissent depuis quatre ans la répression fasciste de l’État ukrainien et que leur situation est aujourd’hui plus critique que jamais, leur sécurité étant directement menacée.
À Paris, deux actions distinctes ont eu lieu. Tout d’abord, l’URC a participé à une manifestation en faveur des prisonniers politiques du monde entier, au cours de laquelle ses membres ont pris la parole et distribué des tracts en soutien aux frères Kononovich, considérés comme un symbole de la répression exercée contre la résistance populaire à l’échelle mondiale. Ensuite, l’URC a pris part à un rassemblement de rue dans le nord de Paris contre la guerre et l’impérialisme, où des militants ont tenu un stand d’information afin de sensibiliser le public au cas des frères Kononovich.
Outre ces manifestations, un courrier électronique collectif a été adressé aux autorités ukrainiennes, demandant la protection immédiate et totale de Mikhaïl et Alexandre Kononovitch, ainsi que la mise en place de mesures visant à prévenir toute tentative d’intimidation, de coercition ou de répression.
La situation concernant les frères Kononovich s’est aggravée il y a un mois, lorsque Alexandre Kononovich aurait été enlevé par des agents du Service de sécurité ukrainien (SBU) devant un tribunal, juste avant une audience, dans le but de l’envoyer au front. Il a été secouru plus tard dans la journée. À la suite de cet incident, des agents du SBU auraient rencontré les frères et leur auraient proposé un marché : des garanties de sécurité personnelle et financière en échange de leur participation aux élections. On leur a fait savoir que tout refus entraînerait le retrait de leurs bracelets de surveillance GPS sans procès et leur disparition ultérieure, c’est-à-dire leur assassinat.
Les frères Kononovich, conscients que leur participation à de telles élections servirait à légitimer ce qu’ils décrivent comme un régime fasciste et néocolonial en Ukraine, ont rejeté cette offre. Par la suite, le 16 mars, leurs bracelets GPS ont été retirés sans décision de justice, les exposant au risque de représailles impunies de la part de l’État et de groupes néonazis.
Des dizaines d’organisations et de militants à travers l’Europe et dans le monde entier se sont mobilisés pour défendre la vie des frères Kononovich.
front anti-impérialiste


